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lundi 24 août 2020

Je suis fille de rage - #PLIB2020





Encore un roman sélectionné au plib 2020 que j'aurais lu quoiqu'il arrive. En effet, je suis assidûment les sorties de Jean-Laurent Del Socorro depuis que j'ai eu un coup de cœur pour Boudicca. (Je crois d'ailleurs que je suis actuellement en retard sur une ou deux publications mais je vais arranger ça).

Ce roman raconte la guerre de sécession. Nous suivons différents personnages, historiques ou inventés à travers les 4 années sanglantes qui ont divisé les États Unis d'Amérique.

Premières phrases : Prologue : Le premier soldat à ouvrir le feu. 

mardi 28 juillet 2020

Revue des suites de série #2

Les chroniques de MacKayla Lane, tome 3: Fièvre Faë
Karen Marie Moning
J'ai lu, 2010

Cette série a eu son petit succès il me semble. A sa sortie, j'en ai beaucoup entendu parlé et j'ai eu tellement envie de la découvrir à mon tour. Bon... A cette époque, je craquais assez vite dès qu'on parlait un peu d'un livre.

lundi 5 mars 2018

Le gang des rêves


Voilà un livre qui a fait un sacré bruit dans l'univers des blogs et des booktubeurs! Je le voyais partout et quand des personnes dont l'avis m'intéressent hautement en ont fait l'éloge, je n'ai pas hésité à l'acheter. Et puis bon... New York... années 20... que demander de plus! 

C'est l'histoire de Cetta, jeune italienne de 15 ans embarque avec son bébé pour les États-Unis avec un rêve d'une vie meilleure.

jeudi 13 juillet 2017

Royaume de vent et de colères


Voici un petit achat compulsif au salon de Livres Paris. J'en avais lu du bien et puisqu'on en a remis une couche en me le conseillant sur place (merci Coralie!), le voilà dans ma bibliothèque.

Marseille s'oppose au Roi de France en 1596. La ville est assiégée et cela peut bouleverser la vie de différents personnages... à moins que ce ne soient eux qui bouleverseront l'Histoire... 

lundi 20 mars 2017

Papa là-bas


Voici un roman que j'avais oublié au fin fond de ma pile à lire. J'ai dû l'acheter d'occasion une fois et comme il ne paie pas de mine, je l'ai oublié. Mais ce livre m'a intéressée à un moment donné et en cherchant ma nouvelle lecture je suis retombée dessus. 

Nous sommes en 1858 à la Nouvelle-Orléans. Macrae est consul d'Angleterre et il attend un assistant qui devrait arriver par le fleuve. Soudain, Madame de Sancerre pointe son nez, en panique,

dimanche 5 juin 2016

14-14




14-14, c'est un roman que j'ai choisi de lire juste après avoir visité la Caverne du Dragon. Je suis rarement intéressée par cette période de l'Histoire, mais comme j'avais encore un tête les commentaires du guide, le lendemain je me suis dit que j'allais lire ce livre qui me disait bien depuis sa sortie.

Adrien vit en 2014 et a peur d'avouer ses sentiments pour sa meilleure amie. Hadrien vit en 1914 et doit affronter son père pour pouvoir poursuivre ses études au lycée. Ces deux garçons, qui ont plus de point commun que la différence d'époque pourrait nous faire croire, se retrouvent un jour à échanger des lettres par le biais de mystérieuses boites aux lettres.

Premières phrases: 1er janvier 2014
Un cimetière, c'est l'endroit idéal pour un rendez-vous, non? A cette heure, il n'y a pas un chat, personne ne viendra les déranger. Adrien met le bouquet de fleurs entre ses dents, grimpe par-dessus la grille comme il l'a déjà fait des centaines de fois et se retrouve de l'autre côté du mur.

J'avais entendu beaucoup de bien de ce livre mais le sujet ne m'intéressait pas. Mais j'ai eu tort de ne pas m'y intéresser plus tôt! C'est assez bien fait et cela explique très bien comment on vivait à l'époque et comment la guerre s'est déclarée. 

Il est difficile de faire passer des explications plutôt scolaires dans un roman sans que cela ne gêne le lecteur, surtout le jeune lecteur. Les deux auteurs ont su mêler ces éléments dans l'intrigue pour en faire une lecture de plaisir.

Cela est surement dû au fait que finalement, même avec 100 ans d'écart, un garçon de 13 ans reste un garçon de 13 ans. Ainsi, Adrien et Hadrien s'entendront à merveille grâce à leurs points communs. C'est une bonne manière de rappeler à nos collégiens que la guerre est survenue brutalement pour des adolescents de leur âge. Cela peut leur donner envie de s'y intéresser ou tout simplement de ne pas oublier cette période tragique de notre histoire. 

J'ai surtout beaucoup aimé Adrien. Il n'aime pas l'école et se laisse un peu aller. Mais lorsqu'il y a un sujet qui l'intéresse, il se démène comme un passionné pour l'expliquer aux camarades. Je pense surtout à une certaine scène qui était remarquable. Il est très attachant! 

Il y a beaucoup de livres jeunesse qui sont sortis en 2014 pour le centenaire de cette Guerre Mondiale, et celui-là sort du lot car au lieu de décrire une histoire qui se passe pendant la guerre, que ce soit à l'arrière ou dans les tranchées, ici cela se passe juste avant. Et cette pointe de fantastique qui permet au lecteur de rester en 2014 avec Adrien permet vraiment de s'intéresser à cette période de l'Histoire de manière "légère". Le mot "légère" est bizarre pour cette période historique mais puisqu'on s'occupe également de préoccupations adolescentes, il peut convenir pour montrer que la lourdeur de la Guerre qui s'apprête à éclater est atténuée.

Bref, c'est difficile d'en parler car c'est plutôt un roman qui se vit, et très bien même. C'est tellement agréable à lire, dynamique, les personnages sont sympathiques... Je conseille!

14-14
Silène Edgar et Paul Beorn
Castelmore, 2014    

jeudi 24 mars 2016

Belle Epoque


Voici un livre que je ne voulais pas du tout lire. Mais bon, je m'étais engagée sur la sélection du Code Léa et les autres livres de cette sélection n'étaient pas disponibles à la médiathèque. Du coup, je me suis penchée de plus près sur ce roman. 

En fait, je n'avais été curieuse car je n'aime pas la couverture et Sia d'Encres et Calames l'avait abandonné! Mais j'ai découvert que c'est une adaptation d'une nouvelle de Zola, qui se trouve à la fin du livre et qui propose une histoire assez intéressante.

Maud arrive à Paris après avoir quitté sa Bretagne natale où son père voulait la marier à un homme qu'elle n'aimait pas. Se trouvant vite désargentée, elle postule dans une étrange agence qui propose aux clientes de louer les services de filles laides pour rehausser leur propre beauté.

Premières phrases: 

 -- Parfaite, tout simplement parfaite. 
Le petit bonhomme bedonnant me scrute sous tous les angles. Son gros ventre menace de faire sauter les boutons de son gilet. M. Durandeau, j'imagine, même s'il n'a pas eu la politesse de se présenter. Il tourne autour de moi tandis que je reste pétrifiée au milieu du salon. 

Le livre est fait de telle façon qu'on ne trouve la nouvelle de Zola qu'à la fin. Sauf que moi, je ne voulais pas du tout lire ce roman sans avoir eu vent de cette nouvelle qui s'intitule Les repoussoirs avant. C'est une nouvelle excellente, très piquante qui ne dit pas du bien de la société de son époque. Car même si c'est une fiction, on peut très bien imaginer ce genre d'agence au XIXème siècle, aussi bien que de nos jours. C'est d'ailleurs ce qu'explique l'auteure dans sa note à la fin du roman.

Je trouvais l'idée excellente! Écrire un roman partant d'une telle nouvelle, qui finalement ne dit pas grand chose des repoussoirs en question, est intéressant. Elizabeth Ross a essayé de broder son histoire autour de l'une d'elle. Alors verdict?

Eh bien, je suis un peu déçue. L'histoire est tellement prévisible en fait. Dès qu'elle a eu sa première cliente, j'ai vu se dérouler toutes les ficelles jusqu'à la fin. De plus un autre problème se pose: l'auteure n'a pas été au bout du sujet. Maude n'est pas une fille laide. Elle la décrit comme étant passable, banale, pas jolie mais pas hideuse non plus. Alors là j'ai été très déçue! Où est l'intérêt? Est-ce pour que les lectrices s'identifient plus facilement à elle? Pour le coup, je vais faire une petite parenthèse:

Dans le roman Les petites reines de Clémentine Beauvais, les trois jeunes filles sont moches. Mais alors, l'auteure n'atténue rien du tout. Elles sont moches et finalement, elles assument! L'histoire tourne autour du regard qu'ont les autres sur elles, de ce qu'elles ressentent. (Et autour de bien d'autres choses aussi). Bref, je ne me considère pas comme une fille moche, ni belle d'ailleurs. Mais dans ce roman, les filles sont humaines et dans leur comportement, j'ai pu me reconnaitre en elles.  

Tout ça pour dire qu'il n'y a pas besoin d'atténuer la laideur de Maude pour que les adolescents s'y identifie. C'est dommage quand même! C'est le sujet même de la nouvelle: pouvons-nous louer la laideur comme nous le faisons avec la beauté?

Bon, à dire vrai, il n'y a pas que du mauvais dans cette histoire. En effet, par ce roman, Elizabeth Ross propose des sujets de réflexion sur l'importance de l'apparence, bien entendu, mais aussi sur l'Art, sur la liberté des femmes à cette époque, sur le mariage, sur le luxe. Des petits débats sont égrainés dans le roman et c'est plutôt intéressant. 

D'ailleurs, ces débats sont souvent des problématiques posées par les personnages. Maude a un gros défaut : elle se laisse facilement hypnotiser par le luxe. Elle réfléchit à de nombreuses reprises par l'argent. Ce n'est pas une fille désagréable et manipulatrice. Elle est même assez naïve et gentille. Mais ce défaut lui donne du relief et la rend plus réaliste. Elle prend de mauvaises décisions car elle est éblouie par le luxe. C'est assez nouveau pour un personnage bienveillant. Bon, finalement, elle va se retrouver coincée par ce défaut et on passe du côté moralisateur du roman... 

Paul, quant à lui, représente le musicien des quartiers populaires, celui qui joue de la musique dans les cabarets où les gens aiment s'amuser et discuter politique autours d'un verre d'absinthe ou de vin. C'est assez "carte postale" dit comme ça, mais ce personnage permet de parler de l'Art. En effet, à cette époque (d'ailleurs encore aujourd'hui aussi), l'Art des élites, des aristocrates s'oppose à l'Art apprécié par les classes populaires. 

Enfin, Isabelle représente la féministe qui ne veut pas passer sa vie à être "l'épouse de", mais qui vient faire des études scientifiques et s'émanciper de cette société étroite. Elle amène des réflexions sur le mariage et sur le fait qu'il emprisonne la femme ou, au contraire, la libère femme. Isabelle est LE personnage que j'ai préféré. Elle est moderne, elle est complexe aussi. Et c'est pour ça que j'aurais bien aimé avoir son point de vue lors de ma lecture.

Le contexte historique en lui-même n'est pas très développé. Alors oui la Tour Eiffel est en construction mais j'aurais bien aimé voir cette Exposition universelle plus en détail. Au contraire, la société de l'époque, l'étiquette, la façon de vivre des parisiens en cette fin de XIXème siècle sont bien exposées.

Bref, ce roman promettait de bien belles choses, mais la déception est tout de même là.

Puisque je dois donner une note, je lui mettrai 2 étoiles sur 5.

Belle Epoque,
Elizabeth Ross
Robert Laffont, 2013 (R)